FAIRE PEU, C’EST RIEN MAIS C’EST TOUT ! TOUT EST DANS LE PEU !
Publié leCe blog comme mon livre, c’est rien du tout, car s’ils étaient bons peu de mots suffiraient. Je parle de tout et de rien pour probablement ne rien dire du tout. Quand je dis qu’un point c’est tout il n’en est rien. Un point c’est rien. Alors autour d’un rien j’en fais beaucoup. Je tente un tout ou rien avec un peu de tout comme un moins que rien. Et pourtant je persévère, car on a rien sans rien !
Puissent les pays riches baisser leur production et leur consommation qui engendrent directement la désolation et la violence dans les pays pauvres mais aussi leur propre décadence. Contentons-nous de peu physiquement, de beaucoup moins qu’aujourd’hui. Le gaspillage de certains engendre la misère des autres. Réorientons notre temps et notre énergie sur l’essentiel, qui est l’amélioration de notre pensée, de nos paroles, de nos attitudes et de nos actions, vers toujours plus de bienveillance, d’empathie, d’altruisme, de solidarité et d’équanimité. Il ne s’agit pas de partager de l’argent ou des choses matérielles, dont on peut tout à fait se passer, mais sa pensée et son humanité avec les autres et la Nature. Si il y a une chose qu’il faut relativiser c’est bien la pauvreté, car elle est d’abord la résultante de l’égoïsme et de l’aveuglement de chacun d’entre nous. Vous comme moi voulons toujours avoir plus, mais à chaque fois que nous l’obtenons nous appauvrissons automatiquement quelqu’un. Le fait d’avoir peu n’a jamais rendu les gens malheureux. C’est le processus d’inégalité et d’injustice qui conduit au sentiment de pauvreté, pas les très faibles ressources en elles-mêmes.
C’est d’abord l’absence de partage, d’équité, de sobriété et de modération des uns qui crée la misère et le manque des autres. La pauvreté n’est pas une souffrance en elle-même, c’est au contraire un chemin extraordinaire de connaissance de soi et de la Vie. J’ai vécu deux ans avec quasiment rien en Afrique dans des villages déshérités, et j’avais pourtant l’impression d’avoir tout, baignant dans la joie extraordinaire des villageois, pour qui avoir peu matériellement incite ou oblige justement à rechercher l’enrichissement et le contentement intérieurs. Tout le monde était sur un même pied d’égalité, l’argent étant complètement absent et inutile, tous vivant uniquement d’un travail équitablement réparti, ne produisant que la nourriture et les services communautaires gratuits véritablement utiles. La société dite moderne, soit du profit financier à tout prix, est à contresens de la société heureuse.

Privilégions le dialogue, l’humilité et l’écoute mutuelle avec les pauvres, les migrants, les étrangers, les soi-disant ignorants, et tous ceux qui ne pensent pas comme nous. Ce que nous avons appris et compris, notamment de la science moderne, n’est pas prépondérant. Votre esprit critique et votre libre arbitre sont beaucoup plus déterminants. Merci aux instituteurs qui nous l’enseignent. La pensée officielle ou dominante n’est plus la pensée. Ce qui compte, c’est ce que vous pensez vous. Réapprenez et redécouvrez les choses par vous-même dès maintenant, à partir de votre propre expérience intérieure et avec les autres. Tout sur tout, et spécialement sur qui vous êtes, est à rechercher et à retrouver par vous-même. Votre pensée doit être libre. La science moderne n’est qu’une source du savoir parmi beaucoup d’autres. Notre devoir est de la confronter à toutes les autres, notamment les textes sacrés, les écrits philosophiques et l’expérience de chacun d’entre nous, à la poursuite de la synthèse inéluctable. L’Humanité vit des cycles dans lesquels matérialité et spiritualité s’opposent constamment, la première dominant très souvent l’autre au point de l’avoir même enterrée ces dernières décennies. C’était oublier que l’esprit est une graine qui n’a pas besoin de la lumière du jour pour germer, puisqu’il la génère en lui-même. Puissent mon blog et mon livre à paraître bientôt, parmi beaucoup d’autres engagements pour la vraie science, contribuer modestement mais résolument au renouveau urgent de la science. Le vrai scientifique n’est pas encore né ; c’est celui qui sera capable de réconcilier la matière et l’esprit, le tout avec le rien.


Le bonheur, c’est d’abord faire de son mieux pour transformer ses défauts, ses vices, ses peurs, ses traumatismes, ses fausses croyances, scientifiques ou non, en une énergie positive, non pas pour créer des produits ou des services artificiels, mais tout simplement pour construire une famille, une société et un monde plus fraternels et humains. Retournons à la simplicité, à l’économie, c’est-à-dire à une nourriture et des choses produites à proximité de notre domicile. 95% des biens et services qui viennent de plus loin sont profondément et nécessairement superflus, à part peut-être les livres. Nous n’avons pas besoin de technologie ni de produits transformés qui épuisent les ressources naturelles et l’environnement. Ce ne sont pas de nouveaux services matériels dont nous avons besoin, mais de nous rendre service en écoutant nos besoins spirituels. Evitons d’emprunter pour des projets strictement matérialistes. L’autonomie, ce n’est pas posséder sa propre maison ou sa propre voiture, c’est faire un choix de vie le plus raisonnable et raisonné possible ; c’est être indépendant des contingences matérielles et libérer son esprit des dogmes ou illusions de la société de consommation. Limitons la taille de nos logements ou partageons-les. Ne gaspillons plus. Essayons de nous déplacer plus raisonnablement. Connaître, découvrir, apprendre, profiter, voir, c’est d’abord un voyage intérieur. Concentrons-nous et faisons tout beaucoup moins vite. Travaillons moins pour les puissances d’argent et plus pour nous-mêmes, afin de mieux nous connaître et faire des choses qui répondent aux vrais besoins sociaux et humanitaires. Remplaçons le profit financier par le bénéfice spirituel ou humain. Ne discutons plus pour savoir comment gagner davantage d’argent mais pour savoir comment atteindre plus d’égalité et de fraternité. La croissance économique est morte. Place à la croissance spirituelle !
Ce sera très long et pénible au début. Commençons par de toutes petites choses, sans brutalité. A certains moments, tout le monde comprend et accepte la nécessité d’une vie plus modérée, sobre, altruiste et raisonnée. Mais à d’autres, souvent dans la même journée, nous retombons dans l’envie et l’inconséquence, presqu’à notre insu. Nous sommes rattrapés par la frustration, la tentation de la facilité, la fatigue, le relâchement, l’abattement, l’abandon à l’instinct primaire, l’ennui, l’addiction, le découragement, le rejet de toute préoccupation, la consommation irréfléchie, l’attrait du confort matériel inconsidéré, l’égoïsme récalcitrant, etc. Beaucoup disent que c’est humain et c’est la raison pour laquelle le véritable progrès, moral et spirituel, est impossible. Le confort tue l’effort et le fort, qui redevient alors faible. C’est l’éternel problème de l’adéquation entre l’esprit et le corps. La sexualité bien conduite est une réponse positive mais temporaire et limitée. Il y a une solution juste et parfaite, expérimentée de tous temps par nos ancêtres, qui nous la crient mais nous ne les écoutons pas. C’est tout simplement la méditation ; la chose la plus facile, la plus gratifiante, la plus émouvante et la plus confortable au monde ! C’est rien, ni pensée, ni parole, ni mouvement, mais c’est tout !

Dès que nous sentons la submersion par un désir, une pulsion, un réflexe, une envie ou une idée de nature dégradante ou dévalorisante, faisons immédiatement une pause, même de 5 minutes, et si possible de 15 ou 20 minutes, pour une petite séance de méditation, là où nous sommes, assis dans un coin un peu à l’écart. Puisque nous ressentons un début de lâcher-prise et une perte de contrôle de notre mental, au lieu de s’abîmer ou d’essayer en vain d’y résister, laissons-le au contraire agir à l’intérieur de nous-même. Ne pensons plus à rien, concentrons-nous que sur notre respiration, les yeux fermés, puis laissons-nous envahir complètement par le vide, le rien, l’absence, l’abandon et la facilité. Il n’y a pas de plaisir ni de contentement plus grand que cet état de lâcher-prise total. Ces quelques minutes permettent curieusement de retrouver le contrôle et la sérénité. De lui-même, votre esprit, de par sa nature foncièrement bienfaisante et réunificatrice, rétablit l’équilibre et l’harmonie, et vous vous réveillez plus fort, plus conscient et plus responsable. La Nature fait bien les choses et nous n’avons absolument pas besoin de souffrance ni de biens ou services artificiels, juste de notre humanité prête à bondir au fond de chacun d’entre nous. Reprenons le contrôle de nos vies par une petite méditation simple et quotidienne. Comme vous je n’en suis qu’au commencement. Progressons tous ensemble.
Dites-vous qu’à chaque fois que vous remplacez une petite satisfaction physique par un contentement moral, une petite frustration par une petite élévation spirituelle, vous êtes dans la vraie science, celle qui permet de faire un peu moins de mal et un peu plus de bien, à vous-même, à vos proches, à l’Humanité et à l’Univers tout entier. Vous donnez un vrai sens à votre vie et à la Vie en général. Bon courage. Relevez-vous après chaque échec ou déception. Vous n’êtes pas tout seul même si personne ne voit vos efforts. Nous sommes des milliards à tout doucement réaliser que la vraie science, c’est la conscience, c’est votre conscience, celle de chacun d’entre nous. N’attendons pas que les autres montrent l’exemple. A nous de changer tout doucement le Monde en nous changeant petit à petit, jour après jour, à la poursuite de la sagesse et de l’équilibre. Vous n’êtes qu’un grain de sable, qu’un point minuscule, mais s’il n’existait pas, rien d’autre ne pourrait exister, car nous sommes tous interdépendants. Le tout petit peu que vous faites résonne et rayonne à l’infini. C’est la loi fondamentale de l’Univers. Une seule pensée plus juste crée un Monde plus beau et plus vrai. Un point c’est vraiment tout !