Physique générale & spiritualité
théorie de la force primordiale
Blog de Pierre de Buch

LA « CONNAI-SCIENCE »

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Il n’y a qu’une science, philosophie, religion, initiation, dans un tout nommé Connaissance ou Lumière. Elle change de couleur suivant les époques et selon la personne qui la reçoit ou la médite. Des chercheurs, hommes éclairés, sages, prophètes, simples quidams, la renouvellent, reformulent et enrichissent constamment. Partout et tout le temps, naissent, renaissent, se transforment, des écoles de pensées, des paroles, des pratiques, des voies d’évolution, plus ou moins convergentes dans une diversité extraordinaire. Chacun des 108 milliards d’êtres humains nés sur Terre la saisit, l’exprime ou la traduit dans son comportement différemment. N’y aurait-il pas qu’une Vérité qui serait la combinaison ou l’imbrication obligatoire de toutes ces vérités, pensées, paroles et attitudes individuelles ? Surgissent, réapparaissent, se développent en permanence dilemmes, incompréhensions, malentendus, contradictions, antinomies, oppositions, conflits, guerres, mais aussi méditations, dialogues, convergences, ententes, équilibres, unité, paix et harmonie.

L’inversion perpétuelle de l’esprit en matière, du mental en physique, de la pensée en réalité, et vice-versa, n’est-elle pas la Force Primordiale universelle alternant sans cesse attraction et répulsion, unification et division, progrès et régression, spiritualité et matérialité ? L’Univers, la Vie, l’Humanité, ne forment-ils pas l’énergie d’un cycle perpétuel, allant de l’un vers le multiple, de l’infiniment petit à l’infiniment grand, et réciproquement ? « Kosmos un point c’est tout » : s’agit-il d’un point de non-retour ou d’un point d’inversion, ramenant tout ce qui est observable à ce petit rien, invisible et impalpable, qu’est la pensée le générant ? Tout n’est-il pas énergie, esprit intemporel et incorporel se convertissant en matière finie et limitée, qui au terme de sa vie physique réintègre ou régénère le mental qui l’engendre ? Le principe fonda-mental n’est-il pas ce que le mental-fonda ? Avec sa pensée, ses paroles, son comportement, chacun d’entre nous ne doit-il pas résolument travailler à l’unification dans le respect des différences, à l’unité dans la préservation de la diversité, à l’harmonie des oppositions par le dialogue, à l’équilibre des contraires grâce à la méditation ? De tous temps, les êtres humains s’interrogent sur leur nature à la fois matérielle et spirituelle, physique et mentale, matérielle et immatérielle, concrète et abstraite, limitée et illimitée, finie et infinie, temporelle et intemporelle, réelle et virtuelle…

L’interprétation de l’un n’est pas plus vraie que celle d’un autre. Toute vie humaine est une source de connaissance précieuse, incomparable et indispensable. La méthode de recherche dite « scientifique » n’est pas plus vraie que la méthode contemplative ou intuitive. Comprendre et croire, savoir et aimer, sont des attitudes consubstantielles de la Connaissance. Vouloir démontrer le vrai n’a aucun sens s’il n’est pas relié au bien. Une équation n’est vraie que si elle est juste, c’est-à-dire contribue à l’égalité, l’équité, la bienveillance et l’élévation spirituelle. Une parole n’est juste que si elle est vraie, éclairée, argumentée, expérimentée, vérifiée, pas seulement par les nombres mais aussi par l’expérience vécue dans son être. La preuve soi-disant irréfutable est tout autant à relativiser que l’affirmation présumée divine ou instinctive. Le langage, soit le moyen de convertir la pensée en réalité et inversement, se traduit fondamentalement par le son, par le mot prononcé ou écrit, par la lettre le composant qui est aussi nombre. Toutes les paroles, tous les écrits, forment l’expression inestimable de la pensée, et l’homme éclairé doit toujours essayer de les relier, d’en faire une synthèse positive.

L’Histoire génère de tous temps des grands esprits, des sages, des prophètes, des exemples, des modèles, qui tentent d’éclairer le chemin de l’Humanité, cette fameuse voie du milieu que chacun a le plus grand mal à emprunter. Pythagore est l’un deux, certainement l’un des plus consensuels. Pythagore, dont aucun écrit ne subsiste, promeut au travers de la Tradition tout autant les mathématiques que la thaumaturgie, la raison que la croyance, la logique que l’intuition, le calcul que le hasard, l’observation que la méditation, la géométrie que la sagesse divine, l’astronomie que l’astrologie, la chimie que l’alchimie, la philosophie que la communication avec les animaux, la science que la religion, l’expérience solitaire que l’initiation, le rationnel que l’irrationnel. Bizarrement, il est aujourd’hui très largement incompris, beaucoup ne gardant de lui que l’infime partie les intéressant, mais rarement l’enseignement équilibré et complet dans son ensemble. Il en va de même, parmi des centaines que je ne peux pas citer, pour Thoth ou Thot, Hermès ou Hermès Trismégiste, Vyasa, Gilgamesh, Abraham, Hiram, Salomon, Moïse, Homère, Lao Tseu, Gautama, Confucius, Jésus, Augustin d’Hippone, Proclus, Mahomet, Pakal, Shen Kuo, Thomas d’Aquin, de Vinci, Pic de la Mirandole, Paracelse, Copernic, Galilée, Pascal, Spinoza, Newton, Desaguliers, Kant, de Saint-Martin, Hegel, Darwin, Thomson, Poincaré, Mendeleïev, Teilhard de Chardin, Planck, Einstein, Hawking, et pour les milliers de chamanes qui guident l’Humanité depuis sa naissance.

On peut se demander si chacun d’entre eux, comme chacun d’entre nous, n’est pas la réincarnation à chaque fois de la même Connaissance, de la même science, de la même religion, de la même philosophie, de la même initiation, sous une forme sans cesse renouvelée. Les savants y compris les soi-disant Modernes pressentent que la science provient de l’antique Connaissance. Même si de nouvelles techniques améliorent sans cesse l’observation extérieure, rien ne remplace l’éternelle vision intérieure. Alors que la science matérielle croit la dominer, la lumière est d’abord spirituelle, mentale, immatérielle, depuis le point zéro de l’Univers. C’est avec son esprit que le chercheur apprend et comprend. Sans le savoir, alternant sans cesse vision mentale et physique, il fait voyager la lumière : CAUSAT LUX ITIO. Continuons à y ajouter notre expérience individuelle et collective. Relisons et synthétisons leurs enseignements, réunissons-les. Ce qui nous unit au-delà de tout, ce sont les mots et les lettres qui les composent, soit 22 lettres et 32 digrammes universels transportant toute la Connaissance, au travers de toutes les langues, de tous les langages, de tout ce que chacun voit, écoute, ressent, dit, lit, écrit et médite tous les jours.

Ce que chaque esprit génère, du sage le plus accompli à l’ignorant le plus vil, est une goutte d’eau qui a exactement la même valeur, même si certaines brillent plus que d’autres au contact de la lumière. Que serait le sage ou l’homme éclairé s’il n’y avait pas à ses côtés son semblable errant dans l’obscurité ? Sa mission première n’est-elle pas d’apporter un peu de lumière aux autres avant de se sauver lui-même ? A quoi sert la vérité si chaque humain n’en bénéficie pas ? Tout être humain mort dans l’ignorance, le désespoir, l’oubli, l’injustice, l’erreur, le vice ou la faute, n’est-il pas de la responsabilité du sage qui n’a pas su le sauver de son vivant ? Les sages, ou plutôt les hommes vivants un peu éclairés, n’ont-ils pas le devoir premier de méditer sur ces milliards de morts, en essayant de leur apporter une lumière réconfortante post mortem, de donner un sens à leurs vies, c’est-à-dire donner un sens à l’Humanité ? « Une vie ne vaut rien mais rien ne vaut une vie » (André Malraux).

Personne n’a raison ou tort, personne ne fait le bien ou le mal. Tout le monde cherche son chemin, souvent dignement et de bonne foi, travaille un peu à s’améliorer et à améliorer le monde, fait du mieux qu’il peut. Aux sages, aux penseurs, aux « sachants », de trouver les voies et moyens pour entraîner l’Humanité vers toujours plus de Connaissance et de sagesse. Devenir plus intelligent et philosophe ne donne aucun droit individuel, aucun laissez-passer personnel spécial pour l’éternité, seulement le devoir d’en faire bénéficier le plus grand nombre. Vouloir s’élever, n’est-ce pas contribuer à élever tous ses congénères, toutes les formes de vie, à la recherche d’une unité parfaitement harmonieuse ?

La Connaissance n’est pas nécessairement linéaire. Des informations essentielles transportées par certains au cours de l’histoire humaine, depuis son tout début, ne seraient-elles pas occultées ou oubliées par beaucoup, notamment aujourd’hui ? De même, à notre époque, d’autres ne dévoilent-ils pas des aspects très précis autrefois négligés ? Mon humble travail s’efforce d’honorer et d’unifier la Connaissance, certainement comme vous, cher internaute, à qui je souhaite force morale, persévérance et joie dans cette progression spirituelle indispensable.