L’ABSURDITE D’UNE SCIENCE SANS SPIRITUALITE
Publié le« Que la recherche scientifique soit nécessairement utile est extrêmement discutable, et doit être sérieusement reconsidéré […]. Trop souvent elle a servi à l’avilissement de l’homme, depuis le début de la révolution industrielle jusqu’à aujourd’hui, où elle risque de devenir l’outil pour sa destruction finale » (Alexandre Grothendieck).
L’auteur de cette citation n’est pas un ignorant ni un inconscient ou un fou, c’est le plus grand mathématicien contemporain. Ce génie décédé en 2014 a reçu la médaille Fields (prix Nobel des mathématiques) et toutes les récompenses possibles pour ses travaux sur la géométrie algébrique. Il ajoute :
« La nouvelle Église scientiste est mille fois plus aveuglée par sa sacro-sainte doctrine, irrémédiablement figée, que toutes les Églises traditionnelles qu’elle a si radicalement supplantées. »

Comme le disent leurs pères fondateurs sumériens, égyptiens, chinois, mayas, indiens, grecs et islamiques, les mathématiques ne sont qu’un simple outil au service des mots, de la Connaissance et de la Sagesse. La vraie science, le fondement du savoir, la raison d’être de l’Humanité, résident dans le sens primordial mais oublié des lettres composant les mots, dont les nombres sont un aspect utile mais secondaire et accessoire. La science d’aujourd’hui a perdu sa rigueur et sa justesse dans un usage abusif et dévoyé des mathématiques, au travers de ses armes probabilistes, statistiques, algorithmiques, numériques, informatiques et technologiques, qui tuent la pensée juste et profonde.
Les applications mathématiques dites « modernes » sont basées sur le raisonnement binaire, la dualité, la démonstration du soi-disant vrai contre le faux. Il constitue une régression inouïe de l’intelligence, qui réside au contraire dans l’établissement indispensable de la synthèse, de l’équilibre, de l’harmonie, entre objets, choses, êtres, phénomènes ou vérités apparemment incompatibles, contradictoires, opposés ou antinomiques. De tous temps, le véritable homme de science sait que l’observation exclusivement physique ou matérielle au travers des sens, que l’écriture et le raisonnement mathématiques purement logiques, ne mènent nulle part sinon à la régression de la pensée, de l’Humanité, de la Vie et de l’Univers.
Hommage à Georges Bringuier qui a su parler du secret d’Alexandre Grothendieck et de ses travaux sur les motifs mathématiques, qui sont avant tout une exploration de l’incontournable voie du milieu entre spiritualité et matérialité, yin et yang, sensibilité et raison, réflexion et instinct, intuition et logique, inspiration et méthode, vision et cohérence, abstrait et concret, simple et complexe, vague et précis, rêve et réalité, indéfini et fini, inexprimé et exprimé, tout et partie, global et local.

Les vrais scientifiques mathématiciens savent que le premier outil du savoir est la méditation, la connaissance intérieure de soi, l’intuition d’une force primordiale purement spirituelle, car tout phénomène physique ou matériel est d’abord un phénomène mental. La science sans spiritualité est par définition absurde.
« Les lois aveugles du hasard et de la nécessité, que la science moderne aime mettre en avant, n’existent pas. Il y a une intelligence et une volonté. Se profile une intention, un dessein. L’Univers est esprit, l’Univers a un sens, notre existence a un sens qui la relie au Tout » (Alexandre Grothendieck).
" Le jour où la science commencera à étudier les phénomènes non physiques, elle fera plus de progrès en une décennie que dans tous les siècles précédents de son existence" (Nikola Tesla).
Ce qui réunit ces génies comme les quelques sages, êtres éveillés ou éclairés de l’Histoire, c’est la méditation, la rêverie, la capacité à relier le rationnel à l’irrationnel, le conscient à l’inconscient, le concret à l’abstrait, qui est bien le moteur de la Connaissance. Toute chose physique, toute réalité, toute matière, est l’inversion du mental, de la pensée, de l’esprit. Le Cosmos est l’inversion, la conversion ou la matérialisation d’une pensée intégrale préalable, pure et parfaite. Cette inversion correspond à la Force Primordiale de l’Univers unifiant les 4 forces fondamentales de la physique des particules.
La science, comme la religion, la philosophie ou l’initiation, portent au fond la mission commune d’approcher ce point d’inversion fondamental qui est tout, entre l’imaginaire et le réel. L’Univers naît de l’inversion d’un point purement mental et intemporel, concentrant toute la Connaissance, en un point de départ physique et mathématique de l’évolution. Ce point mental se compose d’intelligence pure avec la volonté de se matérialiser au travers des ondes sonores. Ces ondes génèrent les lignes de force géométriques structurant l’espace, la matière, les formes, les rythmes, la Vie puis l’Humanité, dont les qualités mentales la conduisent à expérimenter et retrouver jusqu’à l’absolu cette connaissance intégrale, par une recherche et exaltation inlassables du beau, du juste et du bien jusqu’à l’harmonie parfaite.
Il n'y a qu'une seule géométrie mais de nombreuses facettes. Alexandre Grothendieck les a toutes embrassées en mêlant algèbre, analyse, arithmétique et logique pour décrire précisément les espaces, formes, structures et rythmes qui constituent l’Univers. La mathématique est semble-t-il l'art de décrire le point fondamental en géométrie d'inversion entre l'esprit et la matière. Cet art est nécessairement lié à la méditation, seul outil capable d'accéder à l'esprit pur théorique générant la matérialisation pratique, qui par nature est une perte temporaire de pureté ou de quintessence originelle. Il faut alors s'efforcer de relier la matière avec l'idée paradoxalement immatérielle qui la fait naître. L'onde purement mentale se transforme en onde sonore primordiale générant la forme et l'espace physiques, par définition naissants, en cours de structuration ou de restructuration. Le point physique sur un plan topologique, visible, descriptible, localisable, destiné à construire ou créer l'Univers, correspond au préalable à un point mental sur un plan purement abstrait et théorique, où tout est imaginé, pensé, prévu dans les moindre détails.

Ce point physique est le point de départ de la ligne sonore formant tout et le Tout, depuis le point zéro jusqu'à aujourd'hui. Les mathématiques combinées à la méditation permettent de décrire ce point de transformation de l'idée en réalité, qui nécessairement génère des écarts, variations, différences, aléas, imprévus, doutes, inconnues, incidents et accidents. C'est la différence entre le plan et le chantier, la pensée de l'architecte et la construction. Il y a toujours une part d'inachevé, d'inabouti et d'imperfection qui oblige à remettre inlassablement le métier sur l'ouvrage. Les mathématiques auraient alors pour mission de mesurer ces écarts et de proposer une solution pour réparer, rectifier, retrouver le plan initial parfait. Toutes les dimensions, mesures, équations, visions, mènent nécessairement à l'élévation, à ce point supérieur initial, composé d'intelligence et de volonté intégrales, dont le but est d'expérimenter en pratique la beauté, la justesse et la vérité absolues, purement théoriques au départ. Tout part et revient à ce point purement mental, le Cosmos comme l'Humanité. Réussir, en y participant, la matérialisation, au travers de l'onde sonore puis de la lumière physique, reconduisant à la lumière mentale, pure et parfaite, qui l'a générée, telle serait la raison d'être des mathématiques combinées à tous les autres outils du savoir.
C'est difficile à expliquer, mais c'est dans ce travail inlassable et collectif de perfectionnement aux côtés d’Alexandre Grothendieck, mais aussi d’Albert Einstein ou Max Planck, parmi des milliers d'autres esprits un peu éclairés, que j'inscris ma modeste recherche, qui demeure très imparfaite, inaboutie et en quête d'amélioration constante.
Le langage apparaît en même temps que l’Univers et l’explique parfaitement au travers des mots et des lettres de l’Alphabet de Base qui les composent. Les nombres sont un aspect utile mais secondaire des mots et des lettres. Ainsi l’écriture mathématique décrit-elle ce que les mots désignent, expliquent ou signifient. Le mot MATH, se traduisant par « la particule physique(MA) est la science(T) de l’homme(H) », est l’inversion du mot HTAM, soit « l’homme(H) de science(T) est une particule mentale(AM) ». Autrement dit, pas de science physique sans connaissance du mental, pas de raisonnement mathématique sans expérience spirituelle, pas d’observation sans méditation ! Pas de particule physique sans sa particule mentale préexistante qui la génère et la domine ! Pas de neutrino sans son antineutrino !

La science moderne, aveuglée par l’observation physique, le dogme du fait ou de l’expérience reconductibles, des axiomes purement formels, des hypothèses précaires invérifiables, des démonstrations mathématiques arbitraires, se déconnecte de la spiritualité, de l’intuition, du mental profond et donc de la Vérité. La science mathématique contemporaine s’enferme dans une recherche absurde et exclusive du soi-disant vrai, alors que le vrai a pour seul et unique fondement le bien, le juste ou le beau, qui caractérisent ce qu’est la valeur ou la vérité en toute chose. Nos mathématiciens actuels sont enfermés dans la matière, alors que le Cosmos, la Vie et l’Humanité signifient avant tout ouverture d’esprit, attention, contemplation, compassion, équilibre, harmonie, justice, équanimité, bienfaisance, fraternité, amour, dont ils sont irrémédiablement déconnectés.
Réécoutons et relisons ces maîtres à penser, très peu compris par nos scientifiques actuels, qui n’en retiennent que les aspects essentiellement matériels totalement illusoires, c’est-à-dire presque rien.
« L’intime connaissance de choses mathématiques ne m’a rien appris sur moi-même… » (Alexandre Grothendieck).
« Le mental intuitif est un don sacré et le mental rationnel est un serviteur fidèle. Nous avons créé une société qui honore le serviteur et a oublié le don » (Albert Einstein).
" Aujourd'hui les scientifiques ont substitués les mathématiques aux expériences. Alors ils errent d'équations en équations, créant éventuellement une structure qui n'a aucun lien avec la réalité"(Nikola Tesla).
Alexandre Grothendieck, après avoir incroyablement illuminé dans sa jeunesse les mathématiques officielles, réalise l’inanité de ce que la recherche scientifique en fait, au service des armes, de l’égoïsme, de la destruction du vivant et de la planète. Personne n’a véritablement appris de sa pensée mathématique profonde. En plus de ces publications, il laisse 20 000 pages de notes inédites dormant dans des placards universitaires. Contrairement à ses pairs, il avait saisi que les mathématiques ont pour unique but de décrire et d’atteindre la beauté, la justice et le bien absolus, qui définissent le sens de la Vie, de l’Homme et de l’Univers. Il travailla sur une théorie globale, sur une théorie du tout, cherchant constamment à relier la pensée intégrale, pure et parfaite, à la réalité évolutive, pour la dominer et l’améliorer.

Trop peu l’ont suivi dans son action citoyenne écologique, antimilitariste, antinucléaire, anti scientiste, pacifiste, incroyablement prophétique et visionnaire. Il dénonça avec une rare clairvoyance la « déspiritualisation » générale dans les mathématiques, la perte du sens de la beauté, l’appât du gain, la société techniciste, l’orgueil, la vanité et le cynisme des mathématiciens, conduisant à la décomposition de la civilisation.
« Les savants poursuivent trop souvent leurs travaux sans souci des applications qui peuvent être faites, qu’elles soient utiles ou nuisibles, et de l’influence qu’ils peuvent avoir sur la vie quotidienne et l’avenir des hommes » (Alexandre Grothendieck).
Voyant que la société et ses collègues ne saisissaient pas selon lui l’essence ni le sens des mathématiques, il fit le choix honorable les trente dernières années de sa vie de se retirer du système, de ne plus participer à la recherche scientifique devenue absurde et amorale, de refuser désormais toute distinction ou récompense financière, de vivre en ermite le plus simplement et sobrement possible. Il préféra œuvrer pour un véritable progrès du monde par une méditation profonde et solitaire, croyant en la force supérieure et toute-puissante de l’esprit, au travers des mots et des nombres, du raisonnement philosophique combiné au raisonnement mathématique.

Il affirme, en s’adressant à tous les mathématiciens de la planète, qui ne l’écoutent que d’une oreille, que l’activité intellectuelle est stérile si elle est coupée de la vie spirituelle. D’autres génies des mathématiques l’ont dit avant lui, tels Thalès, Isocrate, Poincaré, Einstein ou Ramanujan, mais bizarrement les scientifiques de notre temps ne le mettent pas en pratique, générant des applications et productions toujours plus techniques, matérialistes, inutiles, avilissantes ou mortifères. Le progrès spirituel est désormais absent de la recherche scientifique et mathématique, nos chercheurs déshonorant par leur inconséquence ces grands maîtres, qui leur ont pourtant tout appris.
« La création se distingue d’une simple production par le fait qu’en plus de l’œuvre extérieure elle s’accompagne d’une œuvre intérieure qui en constitue l’essence » (Alexandre Grothendieck).
« Les mathématiciens ont autant besoin d’être philosophes que les philosophes, mathématiciens » (Gottfried Wilhelm Leibniz).
« Une équation pour moi n’a aucune signification, à moins qu’elle ne représente une pensée de Dieu » (Srinivasa Ramanujan).

Une équation est une égalité dans laquelle il y a une inconnue, qui lorsqu’elle devient connue crée une inégalité. Ce que les mathématiques révèlent, c’est qu’aucune particule n’est égale à une autre, toute équation est pure illusion, seul l’esprit intégral, pur et parfait, génère l’inéluctable égalité entre les choses et entre les êtres.
Le scientifique mathématicien travaille sur des équations et donc sur le principe d’égalité ou de l’égalité, sans voir en général qu’il y a une égalité de principe, que son rôle est d’y concourir concrètement, de la matérialiser par l’action politique tout au long de sa vie. L’égalité mathématique abstraite n’a de sens que si elle contribue à générer ou rétablir l’égalité concrète entre les hommes, entre puissants et misérables, riches et pauvres, savants et ignorants, heureux et malheureux, dominants et dominés, forts et faibles, bien portants et souffrants, chanceux et malchanceux, et plus encore entre l’Humanité et la Nature. L’égalité mathématique imaginaire n’a d’utilité que si elle participe dans la vie à l’égalité réelle des chances, des droits, des devoirs et des obligations. Les mathématiques, en modélisant l’imaginaire, servent à dévoiler une partie cachée du réel ; les mots servent à désigner le réel ; le mathématicien sert à dévoiler pour mieux nommer et améliorer le réel, soit accomplir parfaitement la pensée pure qui le fait naître.
« L’égalité n’a donc nullement besoin d’être conquise, elle existe entre tous les hommes mais à l’état caché. Cette philosophie consolante suggère que chacun doit tirer le meilleur parti de ce sort secrètement égal pour tous. Il s’agit de transformer les possibilités en réalités, à force de travail, d’intelligence, de vertu ou de sagesse » (Sylvain Menant).
Aujourd’hui, en se mettant au service des pays riches et puissants, de l’appât du gain, de l’égoïsme, de la science matérialiste et productiviste, le scientifique mathématicien engendre des inégalités sans cesse croissantes et perd de vue le principe même de sa discipline. Voilà peut-être le sens ou l’équation de la vie étrange mais admirable d’Alexandre Grothendieck, possiblement le dernier mathématicien philosophe et donc vraiment utile.

Toute chose qui a reçu un nom est une chose connue au travers des lettres qui le composent. Il existe un Alphabet de Base apparu avec l’Univers, composé de 22 lettres et 32 digrammes ayant individuellement une signification précise. En remplaçant dans un mot chaque lettre ou digramme par sa signification, on retrouve le sens premier du mot et donc de la chose qu’il désigne.
Voici ma traduction des principaux mots de l’univers mathématique d’Alexandre Grothendieck qui nous éclaire sur sa théorie globale expliquant le monde. Ses travaux se réfèrent à la géométrie de l’Univers, aux notions d’espace et de forme en évolution, aux ondes primordiales qui créent, structurent, animent et déterminent le Cosmos.
TOPOLOGIE (étude des propriétés de certains objets géométriques) = T-OP-OL-LO-G-I-E = la science(T) du mental universel(OP) est l’inversion de la lumière mentale de l’Univers(OL) en lumière physique de l’Univers(LO), soit l’énergie(G) de la Vie(IE).
COHOMOLOGIE (outil de la topologie) = KO-OM-MO-LO-GIE = le corps ou la structure de l’Univers(KO) est l’onde mentale(OM) se matérialisant(MO) en lumière physique de l’Univers(LO), soit l’énergie(G) de la Vie(IE).
Cohomologie de De RHAM (mathématicien) = R-H-AM = création(R) humaine(H) de la particule mentale(AM).
FAISCEAU (outil de la topologie) = F-AI-S-O = la forme(F) de la lumière vivante(AI) donne naissance(S) à l’Univers(O).
SCHÉMA (concept d’espace en géométrie) = S-E-MA ou AM-E-S = la naissance(S) du son(E) génère la particule physique(MA) ou la particule mentale(AM) est le son(E) donnant naissance à tout(S).
MOTIF (dessin, objet de base, étudiés et utilisés en géométrie) = MO-TI-F = la matérialisation de l’Univers(MO) est la science de la lumière(TI) formant tout(F).
MONODROMIE (étude du comportement de certains objets mathématiques) = MON-NO-D-R-OM-IE = le principe de la matérialisation(MON) génère la matière dans l’Univers(NO), qui est un produit(D) créé(R) par l’onde mentale(OM) au travers de la Vie(IE).
Loi de GALOIS (auteur d’équations algébriques) = G-AL-O-IS = l’énergie(G) de la lumière vivante(AL) dans l’Univers(O) est le photon(IS).
GROTHENDIECK = G-R-O-T-EN-D-I-E-K = l’esprit(G) créant(R) l’Univers(O) est la science(T) de l’esprit humain(EN), soit un produit(D) de la lumière(I) s’inversant en son(E) dans le corps(K).

Ce qu’il faut saisir selon moi, c’est que la géométrie n’est pas une simple étude de l’espace, de sa structuration, mais avant tout une énergie naturelle composée d’ondes sonores matérialisant l’intelligence et la volonté de l’esprit intégral, pur et parfait, à l’origine du Cosmos. C’est la conversion d’un plan purement mental et abstrait en un plan actif totalement physique et concret, au travers du premier moyen au service de la pensée qu’est le son, le Verbe, le langage. Le mental, par définition immatériel, intemporel et incorporel se transforme nécessairement en énergie physique, espace et matière évoluant sans cesse, au travers de l’onde sonore, qui n’est que l’onde mentale matérialisée. Cette énergie est désormais celle de l’homme vivant, qui peut à tout moment infléchir le monde par son intelligence et sa volonté. La pensée n’est active et créatrice qu’au travers de la Vie. Les pensées de nos ancêtres morts ont créé le monde que nous avons trouvé à notre naissance, mais celui que nous laisserons à notre mort ne dépend que de notre existence aujourd’hui.
Le processus de création physique de l’Univers, à partir de sa création purement mentale, est parfaitement analogique à celui qui préside dans la pensée humaine se convertissant en paroles, puis en écrits, comportements physiques, actions ou créations. La forme la plus évoluée de l’onde sonore primordiale correspond aux sons articulés humains, symbolisés par les lettres et digrammes universels concentrant toute la pensée humaine au travers des mots, et accessoirement des nombres. Les mathématiques, et tout particulièrement les travaux d’Alexandre Grothendieck, au travers des lettres composant l’essentiel de toute écriture mathématique, sont une approche magnifique de ce point d’inversion entre mental et physique qui est tout, mais dont le sens exact ne peut nous être donné que par les mots. Les mathématiques décrivent mais les mots expliquent et désignent.
« Il y a une chose qui m’a fasciné dans les mathématiques depuis mon enfance, c’est justement cette puissance à cerner par les mots, et à exprimer de façon parfaite l’essence de telles choses mathématiques qui au premier abord se présentent sous une forme si élusive, ou si mystérieuse, qu’elles paraissent au-delà des mots » (Alexandre Grothendieck).
Les mathématiques sont avant tout une activité spirituelle, philosophique, transcendantale, donnant son sens à l’Univers, ce que les mathématiciens modernes ne perçoivent que rarement, se perdant dans des applications purement techniques et technologiques, destructrices et récessives, absurdes et inutiles, menant l’Humanité à sa disparition. Ces applications insensées ont corrompu la philosophie, la religion, l’initiation et la vraie science. Le progrès scientifique est désormais déconnecté du progrès humain, qu’il tue à petit feu depuis 5 siècles. Lamentons-nous, supplions, prions, mais malgré tout espérons, car tant qu’il existera un Einstein, un Grothendieck, un simple quidam éveillé, rien n’est perdu ! Une seule pensée, la plus juste et parfaite possible, d’un seul être humain, suffit à infléchir l’Humanité et le Cosmos tout entier dans le bon sens. Comme le disait en substance Pythagore, ce qui doit guider la science de l’homme et l’homme de science, c’est la vertu et uniquement la vertu !

VERTU = V-ER-T-U = la volonté ou force(V) de l’esprit humain(ER) est la science(T) de l’Univers(U). La vertu, c’est comprendre les valeurs, qualités et buts de l’esprit, qui génère, commande et domine la matière, dans une quête incessante de beauté, de bonté, de justice, d’équilibre et d’harmonie. Un homme de science est utile si et seulement s’il recherche, incarne et concrétise la vertu. Si ses travaux ont une chance de générer un résultat, un comportement ou un effet négatifs, qu’il s’abstienne et recommence, avec pour seul et unique moteur ou but le beau, le bien et le juste qui font la Vérité, en mathématiques comme dans toute activité humaine.
Grothendieck comme Einstein et quelques autres l’ont compris, mais pas vraiment leurs pairs et élèves qui s’égarent dans la technique et la production indéfinies. Grothendieck a créé le journal et le mouvement « Survivre », pour tenter de combattre la médiocrité et élever l’Humanité, car un mathématicien comme tout homme de science a le devoir impérieux d’agir, de générer de bonnes paroles, de bonnes actions et de bons comportements. Il ne peut être que libertaire, révolutionnaire et militant, c’est-à-dire raviver la vertu oubliée et sacrifiée. Ses successeurs le trahissent jusqu’à nos jours, ne saisissant toujours pas l’objet des mathématiques.
Vouloir comprendre la structuration de l’énergie, de l’espace et des formes n’a de sens que si c’est pour ensuite participer concrètement à la création positive et constructive du monde, à son amélioration, à son progrès spirituel, à son accomplissement. Les experts du GIEC utilisent certains outils mathématiques à bon escient mais ne s’adressent pas aux bons interlocuteurs. Ce n’est pas aux politiques qu’ils doivent parler mais à leurs collègues mathématiciens et scientifiques, qui perdent la vertu de la science comme la science de la vertu. Le politique s’appuie sur la science, et si cette dernière est absurde comme aujourd’hui, leurs paroles et actions ne peuvent que l’être.
Il est urgent que nous retrouvions tous ensemble le sens de la vertu qui est celui de l’Univers et de la Vie. Engageons-nous dès maintenant, car ces rares êtres de lumière s’épuisent très vite au fur et à mesure que le feu de l’inconscience mondialisée grandit. Je ne suis pas l’un d’eux, même s’ils m’ont un peu éclairé, et je n’en vois pas d’autres à l’horizon. Comptons désormais sur nous-mêmes, chers amis lecteurs, pour essayer de reprendre le flambeau et le garder allumé !