Physique générale & spiritualité
théorie de la force primordiale
Blog de Pierre de Buch

LA DECROISSANCE RAISONNABLE

Publié le

Commençons par quelques réflexions personnelles issues de mon expérience de la Force Primordiale : il n’y a pas de plus grande joie que partager le peu qu’on a ; le plus grand bonheur pour celui qui a un peu d’argent, c’est de l’utiliser pour son bien en faisant le bien autour de lui ; celui qui a pas mal d’argent ne doit pas l’investir pour en gagner davantage, mais pour gagner l’estime de soi et des autres en créant plus d’égalité et de solidarité.

Continuons par des citations marquées au sceau du bon sens, mais que la science et le monde dits modernes oublient : « Ma richesse consiste, non pas à accroître ma fortune, mais à diminuer mes besoins » (J. Brotherton) ; « La vraie richesse, c’est de n’avoir besoin de rien » (G. Snyder) ; « La pauvreté enrichit, la richesse appauvrit » (Mazouz Hacène) ; « Plus on partage, plus on possède. Voilà le miracle » (Leonard Nimoy).

Ces réflexions et citations, profondément vraies et répétées depuis 2500 ans, sont devenues inaudibles aujourd’hui. Elles portent pourtant les solutions au cataclysme écologique, social et spirituel de notre époque. La science prétendue moderne est aveuglée par le dogme absurde de la croissance matérielle. Contrairement à l’impression générale, elle ignore totalement le processus fondamental de la Vie et de l’évolution. Tout ce qui existe est à l’origine le fruit d’une pensée intégrale, pure, parfaite et équanime, et non d’une mécanique aléatoire dans laquelle les êtres vivants apparaitraient par accident cosmique. Toutes les interactions physiques, tous les phénomènes observables, sont d’origine purement mentale, et l’être humain a donc la capacité de les maîtriser. Tout, absolument tout, ne dépend que de sa volonté et de son intelligence, ce que nos scientifiques ignorent.

Le système éducatif étant basé sur le savoir soi-disant scientifique, désormais mondialisé et uniforme, des générations complètes d’individus, dans tous les pays, sont élevées dans une vision purement matérielle ou marchande de l’Univers et de l’Humanité. Notre société productiviste en est le parfait reflet, privilégiant l’accumulation du capital et la maximisation du profit. Ce modèle a probablement eu quelques effets positifs, améliorant le niveau de vie général, mais aussi beaucoup d’effets catastrophiques. Il arrive indéniablement en fin de vie, aux conséquences écologiques dramatiques provoquant la fin de la Vie tout court. Créer de la richesse économique n’a aucune valeur en soi si son but premier n’est pas la redistribution totale et équitable au plus grand nombre. Elle génère sinon la spéculation financière, qui est par nature un jeu, un pari et un risque profondément inhumains, irresponsables et déraisonnables. C’est obligatoirement jouer avec la vie des autres et la Vie elle-même. Rien n’est plus égoïste et destructeur. Jouer avec le travail d’une personne ou avec une matière première naturelle, transformée ou non, c’est forcément porter atteinte aux équilibres naturels et à la dignité humaine. Le but de l’être humain est justement de supprimer toute incertitude ou risque par une réflexion la plus complète, équanime, fraternelle et parfaite possible, afin de générer des paroles, des attitudes, des gestes, des actions et des créations les plus justes, intelligentes et impeccables possibles, participant ainsi au développement harmonieux et équilibré de l’Humanité, de la Vie et de l’Univers. Un sage qui médite patiemment, régulièrement et longuement se rapproche de la Vérité et augmente considérablement son degré de certitude. Sa parole, sa décision et son mouvement ont toutes les chances de produire un véritable progrès pour lui-même, son entourage et son cercle d’influence.

Par ailleurs, fondamentalement, créer une richesse purement  économique ou financière, c’est créer une pauvreté ou une pénurie. La valeur ajoutée n’existe pas, c’est une vue de l’esprit ou plus exactement une vision fausse. La valeur se définit toujours par rapport à une référence morale ou spirituelle. Le boulanger par exemple se procure de la farine, du sel, de l’eau et du levain, ainsi qu’un four. Pour les Modernes, la valeur dite « ajoutée » est dans le pain, c’est-à-dire un produit réalisé à partir de ces matières premières transformées grâce au travail du boulanger. Le coût du pain intègre le coût du travail et est donc supérieur à la somme des coûts de chacune de ces matières premières. La différence est ce qu’ils appellent « valeur ajoutée ». Pour les Anciens, cette valeur ajoutée n’existe pas. La valeur, ajoutée ou non, ne se définit que par rapport au bon, au bien, au vrai et beau absolus, et jamais à partir de critères matériels ou quantitatifs. En d’autres termes, si ce pain n’est pas partagé ou distribué équitablement, si son prix est abusif, si certains qui en ont grand besoin ne peuvent en avoir, quelle qu’en soit la raison, s’il ne peut pas être simplement donné à d’autres, alors ce pain n’a strictement aucune valeur, et encore moins une quelconque valeur ajoutée. Il a même une valeur diminuée, dégradée ou dégradante. En toute chose, il faut toujours mesurer l’utilité et le but du travail, qui doit d’abord servir à élever l’Homme, à valoriser les valeurs de fraternité, d’égalité, d’équité et de justice. Si il y a le moindre doute, il faut alors spéculer, surtout pas financièrement mais mentalement, c’est-à-dire se poser des questions sur le but de notre passage sur Terre et sur notre propre valeur.

Tous nos experts se concentrent sur ce qu’ils voient et comprennent avec leurs yeux, croyant découvrir la réalité, alors que pour la saisir il faut les fermer, méditer, et rechercher l’information dans le savoir ancestral et en nous-mêmes.

Le XXIe siècle est propice à l’ouverture d’un nouveau cycle plus raisonné et raisonnable, à la condition expresse que chaque être humain le comprenne et le veuille vraiment. Notre inertie nous conduit inexorablement à notre disparition. Appelons partout au Sursaut, à la remise en cause complète de ce que nous avons appris et compris. Prenons le contrepied de toutes les soi-disant vérités officielles et inversons notre façon de penser. Reposons-nous la question de la liberté, de l’égalité, de la fraternité, de la justice, de l’Univers, de la Vie et de l’Humanité. Que veulent dire fondamentalement ces mots ? Lisons, relisons, méditons et discutons les citations précitées comme celles des livres sacrés et des philosophes anciens. La crise actuelle est d’abord un déficit de compréhension des mots et des choses qu’ils désignent. Ma modeste ambition est de contribuer à la révolution du savoir et de la science, c’est-à-dire à un retour aux sources. L’Esotérie et l’Alphabet de Base, présentés dans ce blog et théorisés dans mon livre, rappelle humblement ce qu’est la Force Primordiale en toute chose et donc en vous-même, permettant le Sursaut.

Pour celui qui médite, qui est clair et honnête avec lui-même, seule la décroissance matérielle raisonnée et progressive rétablira le sens et la réalité du bien-être pour chacun. Cette inversion du modèle économique et social, du matériel au spirituel, est la seule alternative possible et durable. Certains qui la pensent parlent avec justesse de tout réévaluer, reconceptualiser, restructurer, redistribuer, relocaliser, réduire, réutiliser et recycler. J’ajoute à ces 8 « r » ceux de réhumaniser, réapprendre, rêver, réviser nos préjugés, rejeter nos idées toutes faites, réaliser nos fausses croyances, refréner nos mauvaises paroles, rectifier nos erreurs, respecter la différence, se réhabiliter et réhabiliter l’Autre, reprendre confiance en la Vie et en l’Humanité.

Le véritable progrès de l’économie, c’est l’idée géniale du revenu universel, même si tout reste à penser et à faire collectivement pour qu’elle soit vraiment universelle, équitable et juste, et donc acceptable. Il est nécessaire d’abord de retrouver la signification du mot « économie », en se reposant une question simple : quel est le but de l’économie ? Ne serait-ce pas répondre, le plus simplement possible, aux quelques besoins primaires, afin de libérer l’essentiel de sa journée pour l’indispensable, c’est-à-dire le développement spirituel et moral, la compassion, la bienveillance, le temps et la relation gratuite passés avec l’autre et les autres pour révéler et améliorer notre humanité ? L’économie, n’est-ce pas justement « économiser » ses efforts dans les choses matérielles, afin de consacrer son énergie au progrès humain, c’est-à-dire à la paix et à l’égalité, qui n’ont rien à voir avec le capital et l’argent ? Ne serait-ce pas partager équitablement le travail et ses fruits, y compris quand la création d’une activité est l’idée au départ d’une seule personne, qui n’a aucune raison d’en profiter plus qu’un autre, car l’intelligence est avant tout un « don », c’est-à-dire une chose profondément gratuite et désintéressée ?

Celui qui crée une initiative ou entreprend, pour « donner » du travail, n’a aucunement besoin d’une récompense matérielle particulière, en dehors de l’estime de soi et des autres qui sont la plus grande richesse. Le risque qu’il prend est d’abord celui d’être une bonne personne, ce qui ajoute à la nécessité de l’abnégation et de l’humilité. Comment a-t-on pu oublier cette valeur ancestrale qui fonde l’économie ? Le travail ne devrait-il pas être indépendant du capital, qui n’en est qu’une perversion et un abus évident ? L’amélioration de la qualité de vie est dans la restriction drastique de la quantité de biens consommés. On ne peut vivre mieux qu’en dépensant et consommant moins. Le terme « consommer mieux » ne veut rien dire. C’est un oxymore. Seule l’expression « vivre mieux » est recevable, sachant que vivre, c’est avant tout mieux penser et mieux comprendre ce qu’est la Vie et quel est son but. Plus on limite ses besoins physiques plus on accroit son contentement et son bonheur.

Rien n’a plus de valeur que l’estime de soi au travers du bien gratuit et désintéressé fait à autrui. L’économie, c’est par essence la modération, la mesure, la sobriété, la tempérance, la parcimonie, l’harmonie et la sagesse. C’est partager le meilleur de soi pour grandir, et faire grandir le Monde vers plus d’humanité. Le verbe aimer est le plus beau quand il signifie donner, partager, redistribuer et essaimer, soit répandre la générosité. Si l’énergie physique, en commençant par les matières premières, est en train de disparaître, notre énergie mentale pure demeure elle intacte avec un potentiel faramineux. La contraction irréversible des marchés mondiaux appelle à une reprise sous contrôle par la raison, soit une pensée plus équilibrée sur la valeur et le sens des échanges entre les êtres humains et avec la Nature. Il ne s’agit pas de détruire l’économie actuelle, mais de la recentrer sur l’humain en supprimant progressivement l’idée folle du profit financier. Ne gardons de la technologie actuelle de l’information que ce qui crée du lien purement fraternel entre les individus, en reléguant le commerce et la marchandisation à leur rang d’accessoire qu’ils n’auraient jamais dû quitter. Réduire et partager le temps de travail, combattre les inégalités et l’enrichissement financier individuel, c’est augmenter la vraie richesse et la capacité à créer du bonheur, qui est une valeur avant tout collective.

Avec l’Alphabet de Base, le mot clé de l’économie « GERER » signifie l’énergie(G) de l’antineutrino(ER) s’inversant en neutrino(ER). Autrement dit, la particule mentale ou la pensée crée la particule physique ou la matérialité. Ce qui doit donc dominer c’est la pensée, qu’il faut rendre la plus pure et parfaite possible, afin qu’elle se transforme en une réalité universelle, équitable et juste. Si l’idée est incomplète, imparfaite, partielle ou partiale, ne prenant pas en compte tous les paramètres et avis, alors sa matérialisation ou sa mise en pratique produira des effets négatifs. La pensée, c’est à la fois la lecture, la méditation et le dialogue, dans un cycle permanent d’amélioration et de transformation. Dans la pensée, par nature, il n’y a pas de place pour l’égoïsme et l’individualisme. Chacun n’existe que par et grâce à l’Autre, qui forcément est mon égal, mon compagnon, mon congénère, mon complément, sans lequel je n’existe pas et je ne peux pas progresser ni m’exprimer. Nous sommes tous interdépendants et même frères. Dominer, administrer ou gouverner, ce n’est pas exploiter, c’est contenir ses passions physiques et maîtriser sa pensée pour ne créer que du bien, du beau, du vrai et du bon. S’il y a le moindre doute mieux vaut s’abstenir et temporiser. C’est bien sûr très difficile, très éprouvant et très long, mais le peu que nous faisons définit justement la valeur des mots « économie » et « science ».

Economie s’écrit à la base EKONOMIE et veut dire : le son(E) est le corps(K) de l’Univers(O) matérialisant(N) l’onde mentale(OM) dans la vie(IE). Ecologie s’écrit EKOLOGIE : le son(E) est le corps(K) de la lumière mentale(OL) s’inversant en lumière physique(LO) dans la vie(IE). En d’autres termes, il n’existe pas de phénomène naturel incontrôlable ou imprévisible, de chaos inévitable, de souffrance inéluctable, de force arbitraire, de récession inexorable, de logique implacable ou de problème insurmontable. Il n’y a que les conséquences de la pensée. La cause et la conséquence de tout évènement est toujours le résultat d’une construction mentale. Si chacun d’entre nous travaille patiemment et modestement à l’égalité et à la fraternité, le Monde deviendra plus égalitaire et fraternel. N’attendons pas des autres ou du pouvoir un exemple ou les premiers pas. Graver ces mots sur un mur ou un bout de papier ne suffit pas, ni même les prononcer et les répéter, si l’intention n’est pas pure et puissante, à commencer dans son comportement de tous les jours. Ne reprochons pas à notre semblable ce que nous nous imposons pas à nous-même. Le bien commun commence par le bien que chacun fait à soi-même et aux autres, dans sa petite vie quotidienne.