Physique générale & spiritualité
théorie de la force primordiale
Blog de Pierre de Buch

LA MEDITATION : PREMIER OUTIL DE LA RECHERCHE

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La cause de toute interaction physique est la pensée, c’est-à-dire l’inversion par effet photoélectrique d’un antineutrino, particule purement mentale, en neutrino, première particule physique fondamentale. La pensée, avant d’être consciente, soit directement produite par les perceptions issues de nos sens, naît dans l’inconscient, dans notre esprit, c’est-à-dire dans un milieu purement immatériel et abstrait, sachant qu’inconscient et conscient interagissent à un moment ou un autre.

La méditation, bizarrement négligé par les physiciens modernes, est l’outil déterminant de toute recherche scientifique parce qu’il est le seul à pouvoir décrypter la Connaissance dissimulée dans notre mental profond. Une méthode simple consiste à s’installer régulièrement et confortablement pour quinze à trente minutes, puis avec l’expérience pour une ou plusieurs heures, dans une position relaxante, en relâchant ses muscles, comme par exemple la mâchoire inférieure, et à se concentrer sur un point précis, à commencer par sa respiration, c’est-à-dire sur l’air qui entre et sort des narines ou de la bouche. L’air symbolise lui-même la pensée, c’est-à-dire transporte des informations qui alimentent automatiquement notre esprit. « Même si le lieu de la méditation est exigu, il renferme l’Univers. Même si notre esprit est petit, il est illimité » (Shitou Xiqian).

La méditation est un exercice visant à apaiser le mental et à se familiariser avec un objet, un symbole, un concept ou un principe. « Regarde quelque chose et tu ne vois rien. Ne regarde rien et tu vois tout » (Koan Zen). C’est laisser entrer tranquillement dans son mental tout ce qui se présente en acceptant de tout voir et de tout découvrir, dans une perspective d’unification et d’universalité.

La méditation suspend pour un temps la pensée rationnelle et logique, afin que le mental réintègre des éléments oubliés ou perçus à tort comme absurdes, favorisant ainsi le dépassement des incompréhensions inhérentes à toute réflexion et à toute observation. Il ne faut pas chercher un résultat précis ou avoir une attente quelconque. Des réponses surgiront mais dans un temps et à un moment imprévisibles, après quelques jours comme au terme de plusieurs années. Tout chercheur ou méditant doit relativiser le temps et l’espace.

La méditation favorise la résolution des problèmes quotidiens comme les énigmes de la science les plus complexes. Ce qui est essentiel, c’est notre intention. Tout le monde a des intuitions et fait de magnifiques rêves endormis ou éveillés. Il faut toujours y être très attentif. A un moment ou un autre, un rêve particulier, qui vous est propre, se fait plus prégnant. Il ne faut alors pas hésiter à se concentrer dessus, à l’explorer, à chercher tout ce qu’il peut contenir de positif, pour vous comme pour le monde en général. Des signes se manifestent parfois, comme pour vous dire que ce rêve ou cette intuition sont importants pour vous et en même temps pour les autres. C’est la pensée qui crée la réalité, jamais l’inverse. Progressivement va alors se manifester en vous « l’intention », sur laquelle il faut se focaliser et se concentrer, c’est-à-dire la Force Primordiale de l’Univers, autrement dit votre énergie mentale pure et toute-puissante qui tend à vous faire réaliser votre rêve, à le matérialiser concrètement. A chacun de mettre alors toute son intelligence et toute sa volonté pour nourrir son intention, en gardant à l’esprit son caractère pur, sincère, altruiste, universel et magnifique du départ. Des idées concrètes apparaissent, vos dons et vos qualités nécessaires s’expriment, et le projet se met en place, à condition d’y mettre beaucoup de travail et de rigueur.

L’intention donne la direction mais ne fait pas tout. Cela peut prendre quelques années ou toute une existence. Peu importe, les échecs forment immanquablement la réussite et, comme le dit un proverbe chinois, le vrai but n’est pas le but mais le chemin. L’essentiel c’est d’expérimenter dans la joie que la Vie n’est qu’un rêve éternel et merveilleux, depuis notre naissance jusqu’au-delà de notre mort physique. L’Homme, à l’image de l’Univers, est une admirable et indispensable utopie, celle de progresser toujours vers le meilleur grâce à l’incroyable pouvoir de la Vie. Ne cessons jamais de croire et d’espérer, de faire, d’apprendre et de grandir spirituellement. Le but de la Vie, n’est-il pas de magnifier l’esprit qu’elle porte et de créer du mental toujours plus pur et parfait ?

Méditer, c’est comprendre que toute chose se voit d’un point de vue purement mental et pas seulement à partir d’un point de vue physique avec les yeux et les autres sens. Yehudi Menuhin rappelle qu’« il n’est pas nécessaire de méditer au nom de Jésus, de Bouddha, ou de qui que ce soit. Il suffit de tout simplement méditer. Méditer. » Blaise Pascal ajoute : « La méditation, c’est une conscience claire de tout évènement, un souffle apaisé, un accord avec le monde. » La vérité ne provient pas uniquement de l’expérience des sens mais aussi directement du mental pur. Nous savons que 95% du savoir global reste à découvrir, non pas par quelques savants, mais par chacun d’entre nous, un par un, grâce à son expérience de vie intérieure. Ce que nous apprenons à l’école ou ailleurs est paradoxalement extrêmement limité, parcellaire et illusoire, à commencer par mes propres mots. Ce n’est qu’une toute petite base à partir de laquelle tout reste à découvrir par vous-mêmes.

Ecoutons Henepola Gunaratana nous parler de la méditation : « Qu’importe ce que j’ai appris. Oublions les théories, les préjugés et les stéréotypes. Je veux comprendre la vraie nature de la vie. Je veux comprendre ce que l’expérience d’être vivant est réellement. Je veux appréhender les véritables et les plus profondes qualités de la vie, et je ne veux pas simplement accepter les explications de quelqu’un d’autre. Je veux les voir par moi-même. »

La méditation est un rêve volontaire dans le sens où le sujet a décidé de « rêver ». Cela, autour de rien ou d'un sujet, d'un ensemble de questions auxquelles le conscient ne peut pas répondre parce que la volonté, comme nous la concevons communément, s'arrête là. C'est simple et à la portée de tout le monde. Il s'agit de déconnecter la volonté, d'oublier la froide logique pour un moment, de libérer les neurones de l'enchaînement habituel des idées reçues et reconnues intangibles, et de les laisser vagabonder au gré de liaisons impromptues. L’exercice consiste à désamorcer l’attention habituelle qui cerne nos pensées. Le rêve endormi se passe entre l'inconscient et le subconscient et perce de temps en temps dans le conscient. Nous n'en tenons pas compte en général, car les événements sont souvent bizarres, hors notre compréhension. Cela provient du fait qu'il n’y a pas de temps dans l'inconscient. L'événement peut se situer la veille du rêve, mais peut aussi bien remonter à cent mille ans et se dérouler dans un contexte totalement étranger au conscient qui veut juger et n'en a pas les moyens. Il s'agit de laisser l'intelligence balayer à sa guise tous les spots (neurones) porteurs de parcelles d'informations, engrangées au cours de sa propre vie, mais aussi provenant d’autres vies, précédentes ou contemporaines, ou tout simplement de la Vie en général.

L'intelligence se comporte exactement comme la bille d'acier qui fait « tilt » au hasard des rencontres avec les butoirs du flipper. Albert Einstein a dit qu'il avait rêvé ses théories. Il y a de grosses chances que cela soit au cours de rêves éveillés. En astrologie il y était d'ailleurs prédisposé en tant que troisième décan des Poissons. Qu'il ait réussi à ramener dans le domaine du concret d'évanescentes idées pêchées dans ses filets spéciaux n'est pas étonnant, car son Ascendant est Taureau, sextile à son soleil, et le taureau ne rêve pas. Tous les neurones du cerveau sont vivants et portent tous un top d'information, tout comme un ordinateur qui, aussi compliqué soit-il, se réduit à un code 0 ou 1. Il y a une différence entre les tops de l'ordinateur et ceux du cerveau, exactement comme il y a une différence entre l'atome de nos physiciens et l'atome de la physique ancienne, dont on sait qu'il porte en lui un « jiva », comme le nomment les Hindous, un centre de vie latente, un psychisme embryonnaire, une intelligence potentielle.

Simplifions : vous dites « Oui », cela fait trois tops. Si je dis « Je vais à la mer », cela fait douze tops. Je comprends très bien ce que j'exprime et je me fais comprendre d'un interlocuteur qui parle le français. C'est une idée structurée. J'appelle cela un collier de perles, de neurones. Nous avons communément dans le crâne des « colliers » d'idées, faits de perles de toutes couleurs, bien enfilées et c'est le fond de notre mental. Nous ne sommes pas très conscients de cela, mais il s'agit bien d'enchaînements de pensées structurées.

Imaginons que je casse le fil du collier énoncé plus haut (je vais à la mer). Je me retrouve avec douze perles en vrac au fond d'un bol, soit toute l'information latente, mais je n'ai plus l'idée. Les perles sont mélangées et il faudra que j'essaie quantités de combinaisons avant de retrouver l'idée de base. C'est pratiquement un lavage de cerveau et, Mesdames, Messieurs, vous ne vous rappelleriez même plus le nom du petit mignon ou de la petite mignonne, que vous rencontrez tous les soirs à l'heure du « five o'clock » ! Vous aurez tout oublié, pourtant, les tops sont là avec leur iota d'information. Continuons à imaginer : une petite personne, votre intelligence, faute de pouvoir mieux la définir, se promène parmi vos spots ténébreux et refabrique des colliers au petit bonheur.

Que va t-il se passer au bout de ces rassemblements ? Vous aurez à nouveau des idées structurées, mais totalement différentes, et vous ne serez plus mentalement la même personne que vous étiez auparavant. Au hasard des reconstitutions, un nouveau collier, une idée géniale inconnue, s'installe alors dans votre cerveau. Voilà comment les Anciens faisaient de la recherche. Jamais un ordinateur ne pourra remplacer cette faculté humaine surpuissante, car il est prisonnier de la logique, du conscient, du concret, du rationnel, ne pouvant pas intégrer que l’information naît fondamentalement de l’irrationnel et de l’abstraction pure.

À noter que lorsque vous émergez de ces méditations, vous retrouvez vos idées anciennes plus la nouvelle. Dans le rêve éveillé, le conscient sommeille, mais ne dort pas comme dans le rêve endormi. Qu'un mot, une idée intéressante se forme et votre conscient bondit et s'en empare. Cela ne marche pas à tous les coups et la réponse n'est pas exactement parmi celles que vous attendiez, mais est dans le sujet. L'habitude aidant, vous arrivez à parfaire vos scores. Ce qui est surtout à observer, c’est que l'on sort du cerveau de cette façon des idées plus justes, qui sont hors la logique de celles du substrat du conscient. Il reste à les examiner avec une critique sans concession, ce qui demande souvent du temps et une patience qui ne peuvent prendre leur source que dans une curiosité sans faille, à base de lectures et dialogues tous azimuts.

Etonnamment, la méditation nous rapproche toujours des vraies valeurs qui fondent l’intelligence, autrement dit l’équilibre, la justesse, la rigueur, l’harmonie, la fraternité, l’équanimité, l’altruisme, la beauté, la sagesse, la vérité… Sans méditation, il n’y pas de conscience ni de science, seulement l’illusion du savoir.

Il est urgent que la science se ressaisisse de cet outil, le seul à même de nous rapprocher de la vérité, dont nous nous éloignons à toute vitesse par des expérimentations techniques et technologiques insensées. À trop vouloir servir l’industrie et les puissances d’argent, elle pourrait perdre son âme. Sa volonté aujourd’hui n’est-elle pas d’exploiter et non plus de connaître, d’asservir l’Homme au lieu de le libérer, de lui imposer la matérialité dans laquelle il régresse ? Au lieu de servir avec sagesse, précaution et tempérance le véritable progrès, qui ne peut être que spirituel, elle semble déverser partout et tout le temps un discours réducteur, désormais tout-puissant, par lequel tout ne doit être que croissance du PNB, c’est à dire augmentation incontrôlée du désir physique et égoïste. La technoscience n’a plus aucune réserve et se répand intégralement dans toute l’Humanité, sûre de sa logique productiviste implacable.

L’observation, l’étude et la manipulation de la matière concourent souvent à la division, à la dispersion, à la dissémination et à la régression, alors que la perception mentale, la méditation et la recherche spirituelle participent fréquemment au rapprochement, à l’unité et au progrès humain. Nous perdons de plus en plus l’équilibre entre les deux au profit d’un matérialisme sans issue. Les Anciens prédisent ce dévoiement désastreux de la science, appellent au silence et à la modération, mais nous ne les écoutons pas, aveuglés par notre illusoire puissance informatique, digitale, nucléaire, militaire, chimique, industrielle ou financière, qui n’est qu’un aveu d’ignorance total de l’essentiel.