Physique générale & spiritualité
théorie de la force primordiale
Blog de Pierre de Buch

LA SCIENCE DU FUTUR, C’EST LE RETOUR AUX SOURCES

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Un chercheur responsable ne peut se contenter de comprendre. Accumuler du savoir n’a en soi aucun sens. Ce qu’il apprend ou retrouve ne doit-il pas lui servir d’abord à s’améliorer lui-même, à parfaire sa pensée, ses paroles, ses écrits, ses attitudes et ses actions ? Faire de la recherche principalement pour recevoir un salaire, une récompense, ou pour répondre à une demande de son laboratoire ou d’un financeur, n’a aucune valeur scientifique. Ce blog n’a aucune utilité si je n’essaie pas d’abord d’en tirer un progrès immédiat dans ma façon de penser, de parler et d’agir tous les jours. C’est extrêmement difficile à maîtriser, mais une (re)découverte n’est utile que si elle produit une avancée morale, totalement positive, pour son auteur, sa famille, ses amis, son environnement, puis par voie de conséquence pour son employeur, son pays, la planète et l’Humanité en général. Si le moindre doute subsiste sur la possibilité d’une retombée négative, mieux vaut temporiser, approfondir et se remettre en question. Anticiper toute application ou interprétation potentiellement régressive, telle est probablement la première responsabilité du chercheur. Ne jamais tenter la moindre expérience, ni diffuser une information, qui pourrait être nuisible à l’être humain et à la Nature, n’est-ce pas le premier devoir de la science ? « De toutes les sciences que l’homme peut et doit savoir, la principale, c’est la science de vivre de manière à faire le moins de mal et le plus de bien possible » (Léon Tolstoï). La démarche éthique est indissociable de la démarche scientifique, et doit même la devancer.

La raison d’être de la recherche fondamentale en physique et en médecine n’est pas de créer toujours plus de techniques et produits destinés à remplacer la force ou l’effort de l’être humain, ou à guérir la maladie, ou encore à satisfaire notre égo, mais à comprendre et maîtriser les phénomènes mentaux interagissant avec la matière et le corps. En d’autres termes, comment la pensée et le mental de chaque individu déterminent ses capacités physiques, ses paroles, ses actions, son comportement, sa santé, son bien-être, son perfectionnement et son bonheur ? En théorie, toute situation négative, toute souffrance, et toute maladie peut être anticipée, évitée ou résolue par la personne elle-même. Priorité à l’attention, à la concentration, à la méditation et à la prévention. De même, n’importe quelle capacité humaine positive peut être augmentée et optimisée naturellement, si le sujet le décide. En dehors du processus de vieillissement physique normal, que chacun doit accepter comme loi intangible, tout ce qui arrive dans une vie, et après la mort, n’est que le résultat de sa propre volonté et intelligence. Encore faut-il le savoir, apprendre à les connaître et à les forger, ce qui est la mission première du physicien et du médecin mais aussi du philosophe et du religieux, tous ensemble. Entre cette affirmation, certes un peu utopique, et la situation actuelle de surproduction de technologie et de produits artificiels, tout le monde réalise quelle est la direction raisonnable à prendre désormais.

La science dite « moderne », depuis sa naissance il y a 450 ans, a son utilité et permet de compenser les excès d’une spiritualité mal conduite, elle-même parfois et paradoxalement insuffisamment réfléchie, au travers de religieux et philosophes obscurantistes ou extrémistes, mais elle a depuis trop longtemps dépassé sa fonction. Le siècle, et surtout les deux millénaires qui s’ouvrent à nous, permettent d’envisager un meilleur équilibre. Cela commence dès maintenant avec vous, cher internaute, et d’une manière totalement égale avec moi-même et chacun de nos 108 milliards de congénères nés sur cette Terre, formant une chaîne d’espoir et d’espérance invisible. N’est-il pas temps de démanteler nos arsenaux nucléaires, de restreindre notre technologie déraisonnable et de réduire notre surconsommation inconséquente, pour armer et reconstruire un mental fort, juste et bienveillant ? N’est-ce pas le moment de décrypter et d’intégrer le message, toujours le même, que nous transmettent toutes les civilisations qui nous ont précédées ? Nos milliards d’aînés morts de désespoir, de barbarie, d’injustice, d’ignorance et de passions physiques destructrices, nous regardent et nous questionnent. Donnons-nous un sens à leur vie et à la nôtre, ou choisissons-nous d’accélérer encore, vers toujours plus de matérialité et d’individualisme, jusqu’au néant ? Pourquoi ne pas inviter avec tact notre proche, notre voisin, notre adversaire, au-delà de l’orgueil, de nos craintes, de nos fausses croyances et des obstacles, au dialogue philosophique, inéluctable, dépassionné, apaisé, patient et serein ? N’aimerions-nous pas, au fond de nous-même, par de petites discussions sur tout et sur rien, contribuer à plus d’amitié, de solidarité, de fraternité, d’entente et de progrès humain ? N’est-ce pas la voie de la vraie satisfaction et du bonheur, qui n’existent véritablement que dans le partage avec le plus grand nombre ? N’est-il pas profondément bénéfique pour chacun, au-delà de sa famille, d’essayer humblement de laisser, pour l’Humanité en général, une trace bienfaisante, positive et constructive ?

Je n’en veux absolument pas aux scientifiques modernes. Je les respecte et les apprécie. Ils procèdent avec sincérité selon les méthodes qu’ils ont apprises de leurs prédécesseurs. J’aimerais simplement les interpeller sur la signification même du mot « science », et les inviter à se reposer la question de son but et de son fondement, qui ne sont peut-être pas aussi évidents, indiscutables et limpides qu’ils le pensent. Est-ce que le progrès technique actuel ne serait pas inversement proportionnel au véritable progrès humain ? N’avons-nous pas oublier collectivement ce qu’est la vraie science, à savoir la recherche de l’équilibre et de l’harmonie en toute chose, notamment entre matérialité et spiritualité ? Observer, analyser, étudier, tester, comprendre, vérifier ou valider, avec le maximum de rigueur dite « scientifique », sont-elles en soi des actions suffisantes pour définir ce qu’est la science ? En générant sans aucune retenue des applications techniques et technologiques de plus en plus régressives pour l’esprit humain et la planète, fait-elle preuve de rigueur et de sagesse ou au contraire de déraison et d’inconséquence ? Ne devrait-elle pas, comme ses inventeurs sumériens et égyptiens anciens l’avaient imaginé, être un simple outil, et rien d’autre, au service d’une cause supérieure qui est la recherche de la sagesse, c’est-à-dire l’amélioration de notre pensée, de nos paroles, de nos attitudes et de nos actes ? Apprendre, comprendre, connaître et savoir ne servent-ils pas d’abord à libérer l’être humain de ses besoins physiques et matériels, afin d’accéder à l’accomplissement de son esprit ? L’Homme ne serait-il pas fondamentalement un être spirituel ? La science n’aurait-t-elle pas pour but de le faire progresser spirituellement et non matériellement ? Le trans ou post-humanisme, est-ce retrouver la toute-puissance naturelle et illimitée de l’esprit humain, ou bien alors l’assister par une intelligence artificielle et limitée qui le fera irrémédiablement régresser ? La maladie, le vieillissement, le handicap, la mort et la souffrance sont-ils des chemins irremplaçables de connaissance ou des aspects indésirables à supprimer par la biotechnologie et la médecine ? Les réponses à ces questions ne sont pas binaires. Elles se situent à mi-chemin entre des affirmations contradictoires, au niveau d’un point de concordance supérieur que je vous invite humblement, cher internaute, à chercher constamment avec tous nos semblables.

Le bien-être comme le bonheur ou les réponses à nos questions sont en nous-mêmes, rarement dans un outil technologique ou un produit artificiel. A toutes les époques de l’Humanité, il y a 300 000 ans comme aujourd’hui, le défi suprême de l’être humain, le but de son existence, est de devenir une bonne personne, d’élever son esprit, de s’épanouir puis de rayonner positivement dans sa famille, dans son groupe d’appartenance et dans l’éternité. Il y parvient en se connaissant lui-même, autrement dit en prenant conscience de ses imperfections humaines et du travail extraordinaire qui l’attend pour les rectifier. Il ne s’agit pas d’un travail extérieur mais intérieur. Le progrès technique est ici d’aucun secours. En voulant soi-disant aider l’Homme, soulager sa fatigue ou lui faire gagner du temps, il produit très souvent un effet pervers, qui est tout simplement l’affaiblissement dramatique de son intelligence et de sa volonté. Cela n’a jamais été aussi vrai que dans l’époque actuelle. Curieusement, plus la technologie avance, plus le niveau de vie augmente, plus l’Homme s’éloigne des vrais pouvoirs de sa pensée et perd le sens de la discipline personnelle comme de l’autonomie. En devenant un consommateur d’informations banalisées, il oublie que les plus importantes sont enfouies en lui-même, et que sa première responsabilité est d’aller les chercher par un travail exigeant, long, pénible, éprouvant, mais dont la récompense n’a pas de prix ; les Anciens l’appellent sagesse ou bonheur éternel. Le seul véritable progrès, c’est le progrès humain, qui n’a quasiment rien à voir avec la croissance économique ou financière, ni avec les connaissances académiques.

Le progrès juste et sérieux est rarement enseigné à l’école ou à l’université. C’est apprendre à améliorer ses capacités d’écoute, de dialogue, d’empathie, d’altruisme, de bienveillance et de don de soi. « Tout ce qui n’est pas donné est perdu » (sagesse hindoue). C’est comprendre que notre pire défaut, et en premier lieu le mien, est la médisance, le jugement hâtif et la critique systématique. C’est aussi identifier notre premier ennemi, notamment pour le scientifique, soit l’ensemble de nos propres préjugés, idées reçues, fausses croyances ou peurs inconsidérées, par exemple sur la mort, le handicap ou la souffrance. Comment peut-on affirmer qu’une théorie scientifique est soi-disant vérifiée, alors que 95% des informations, dans tous les domaines, sont manquantes, comme par exemple sur la matière de l’Univers, sur l’apparition de l’Homme ou sur le sens de la Vie ? Tout raisonnement scientifique est une croyance profondément incomplète, provisoire, inaboutie, approximative et fausse. Au-delà de l’expérimentation scientifique, par nature limitée et réductrice, la pratique de la méditation permet d’accéder à ce qu’il reste à découvrir, c’est à dire l’essentiel. Les 95% du savoir manquant réside dans le mental de chaque être humain, à partir de sa propre expérience de vie. Chacun de nos congénères détient une parcelle de la Vérité. Seule la méditation permet de faire l’expérience que tous les humains, et au-delà tous les êtres vivants comme toutes les choses, sont profondément liés, faisant partie d’un tout, dont chacun d’entre nous est le point central déterminant. Un seul et unique langage les unit. Même si les apparences sont contraires, elle nous apprend en préambule que l’Autre est un ami potentiel, une partie indispensable de ce tout, avec qui il faut tenter sans relâche de rechercher un point de convergence ou de compréhension.

La vraie science, c’est avoir conscience que les informations manquantes dorment au plus profond de nous-mêmes et ne sont perceptibles que par une méditation régulière, juste, positive, à la fois individuelle et collective. La raison d’être de la science ne peut être que le progrès humain, c’est-à-dire se rapprocher de la Connaissance intégrale, pure et parfaite, obligatoirement composée du beau, du bien, du bon et du vrai dormant à l’intérieur de chacun d’entre nous. La technique et l’outil sont utiles, mais doivent toujours rester accessoires et secondaires, ce que notre science actuelle oublie. Tout ce que nous voyons dans l’Univers n’est que le reflet de nos pensées. Communiquer avec l’Autre est souvent très difficile, parfois décevant, mais cela ne doit nourrir aucune rancœur, rancune, colère, ni aucun regret, remord ou sentiment négatif. Même si nous en recevons, efforçons-nous de ne jamais prononcer de mauvaises paroles, qui nous reviennent et nous abîment toujours. Relativisons sans cesse les paroles reçues et n’en faisons pas une affaire personnelle. Il y a toujours un espace possible pour l’écoute attentive puis le dialogue apaisé, qui sont deux valeurs essentielles de la science. Une expérience de pensée et de dialogue bien conduite vaut 10 000 expérimentations scientifiques.

Quoiqu’il arrive, cherchons constamment l’indulgence envers nous-mêmes comme envers les autres, car l’erreur est humaine et notre vocation est de la corriger, de parfaire notre pensée, nos paroles, nos attitudes et nos actes. Se focaliser sur le passé, sur le pourquoi d’un mal-être, d’une souffrance ou d’un problème, n’est pas toujours une bonne démarche. Comment y réagir positivement est souvent une attitude adéquate, constructive et libératrice. Transformer le négatif en positif, autrement dit oublier, pardonner, se détacher, se libérer du poids de nos jugements et avoir confiance en l’avenir, en soi et en l’Autre, telle est probablement la voie vers le mieux-être. Nous sommes tous imparfaits, c’est-à-dire des êtres à parfaire. L’important n’est pas de se reprocher ses imperfections ou ses maladresses, mais simplement de les voir en face et les accepter, en toute honnêteté, sans aucune hypocrisie, et de travailler obstinément à les réduire. Le vrai bonheur, c’est lorsqu’on réussit, ne serait-ce qu’un peu, un progrès dans son comportement, et qu’on le répète aussi souvent que possible. La ligne de conduite n’est pas de devenir parfait mais de faire constamment de son mieux. La société moderne s’intéresse en priorité à la croissance matérielle ou financière, qui est souvent synonyme d’enrichissement monétaire pour quelques-uns et de frustration pour la majorité. Ne tombons pas dans ce piège et visons en permanence l’enrichissement intérieur, c’est-à-dire toujours plus de partage, de fraternité, d’empathie et d’altruisme au travers de nos pensées, de nos paroles et de nos actes. Se sentir bien, c’est se sentir toujours plus humain, juste et solidaire vis-à-vis de soi-même, des autres et de la Nature. C’est très souvent limiter ou contrôler ses propres envies, désirs, besoins ou pulsions pour se concentrer sur ce qui a vraiment de l’importance, c’est-à-dire l’estime de soi et de l’Autre, et sa capacité à aimer, non pas des objets ou des choses matérielles, mais tout simplement la Vie et l’esprit magnifique qu’elle porte.« Rappelez-vous que lorsque vous quittez cette terre, vous n’emportez rien de ce que vous avez reçu, uniquement ce que vous avez donné » (François d’Assise).