Physique générale & spiritualité
théorie de la force primordiale
Blog de Pierre de Buch

LA VÉRITÉ

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La lumière matérielle omniprésente, ne serait-ce pas la pensée, l’onde spirituelle ou cérébrale, transformée au travers du son, de l’onde acoustique ? Le photon (lumière) n’est-il pas un neutrino (son) qui change de quantum sous l’influence de son antiparticule mentale, l’antineutrino (mental) ? Cela semble très simple, presqu’évident, mais beaucoup, à commencer par les scientifiques modernes, ont le plus grand mal à le voir. C’est la lumière qui nous permet de voir et pourtant, comme le pensent certains héros ou sages aveugles grecs tels Tirésias, Homère et Démocrite, « pour voir il faut devenir aveugle ». Siddhartha Gautama confirme à sa façon : « Le monde est aveugle. Rares sont ceux qui voient. » La lumière est d’abord celle de notre intelligence qui n’a pas besoin des yeux car elle est intérieure, mentale, spirituelle. Démocrite, comme tout vrai physicien, n’a pas besoin de ses yeux pour comprendre le vide et l’atome, qui est avant tout la matérialisation d’une onde mentale par nature invisible et immatérielle. C’est par ce qu’il appelle « des rêveries », les yeux fermés, qu’Albert Einstein redécouvre la loi fondamentale de l’Univers qu’est l’effet photoélectrique. D’ailleurs il se qualifie lui-même avant tout de « métaphysicien ».

Le secret de toute chose n’est-il pas là, dans la lumière abstraite de notre pensée qui s’inverse en permanence en lumière concrète au travers du son, c’est-à-dire au travers du Verbe, des mots, du langage ? Tout serait voyage, conversion, inversion photoélectrique, de la lumière mentale en lumière physique et réciproquement. Telle pourrait être la vérité fondamentale, la Force Primordiale de l’Univers unifiant les 4 forces fondamentales de la physique moderne. Lorsqu’on regarde une chose, on ne voit en vérité que l’image de cette chose construite par notre esprit et correspondant à un mot, à un son. Grâce à l’Alphabet de Base, voici la traduction de VÉRITÉ : la force(V) du son(E) crée(R) la lumière physique(I), qui est la science mentale(T) du son(E).

La Vérité est très difficile à exprimer avec des mots ou avec les nombres qui en sont le prolongement. C’est pourquoi les livres des porteurs de lumière que sont les prophètes sont en général ardus et compliqués à lire. Et pourtant de leurs mots surgit souvent une lumière magnifique, bénéfique et réconfortante, d’une clarté éblouissante, tant philosophique, religieuse, initiatique que scientifique.

En plus de la beauté des mots, il y a leur sens, que chacun perçoit ou interprète d’une façon personnalisée. Chacun saisit une lumière, un son, une émotion, une information, différemment de son voisin. C’est pourquoi la Vérité est par nature subjective, dépendant du mental propre à chaque individu. La Vérité est donc la combinaison de la vérité de chacun des 108 milliards d’êtres humains nés sur cette Terre. Toute personne est comme une bougie différente illuminée par la même flamme.  Le sage, le philosophe, le savant, l’initié, le prophète, apporte à l’Humanité sa lumière. Chacun est invité à la recevoir, la questionner, l’explorer, la comprendre, l’améliorer et l’accorder avec sa propre lumière intérieure. La Vérité naît toujours de la confrontation des esprits et jamais de l’esprit d’un seul homme, fût-il un prophète, un sage ou un grand chercheur. Bien qu’il n’y ait qu’une seule Vérité, elle prend des couleurs différentes suivant les époques, et il est essentiel de la reformuler sans cesse. Des informations nouvelles apparaissent ou réapparaissent constamment, sous des formes inattendues, et chacun doit tout réapprendre et parfaire à chaque instant.

Lorsqu’on lit les prophètes, leurs textes sacrés appellent à une synthèse globale, à une convergence, à une vérité collective plus haute, qui évolue en permanence. La Vérité, enveloppée dans les plis du passé, fonce vers le futur, saluant avec respect les maîtres immobiles sur le quai des gares. Ces grands maîtres immobiles, aujourd’hui disparus, balisent avec d’autres la voie de l’Humanité, mais seuls les vivants peuvent désormais l’emprunter et la faire avancer, avec leur propre esprit, connaissance et sagesse. Chaque texte comporte plusieurs degrés de lecture, plusieurs significations. S’il est vrai que la Connaissance, c’est d’abord se connaître soi-même dans la solitude et le silence, c’est-à-dire une démarche personnelle élitiste, elle est aussi dans l’unification avec tous les êtres vivants, tous les humains. Certaines affirmations sont parfois péremptoires, catégoriques, menaçantes, culpabilisantes. Le lecteur doit toujours s’interroger sur les vérités officielles soi-disant acquises, fûssent-elles prononcées ou écrites par des soi-disant grands hommes.

Chacun est appelé à travailler sur sa propre vérité. La plus haute méthode du savoir a toujours été le dialogue et non l’affirmation unilatérale. Rien ne doit être accepté sans discussion. Aucune affirmation n’est jamais démontrée, vérifiée, définitive. Tout est subjectivité, approximation et probabilité. Faire dialoguer sans cesse tous les penseurs et chercheurs, confronter leurs mots et productions respectives, n’est-ce pas la voie de la sagesse et de la Connaissance ? Mettre face à face des affirmations contradictoires et chercher une vérité plus haute les réunissant, n’est-ce pas le travail du philosophe comme du savant ? Science moderne contre science ancestrale, s’efforcer de les réunir, telle devrait être notre quête pour le bien commun. L’une n’a pas plus raison que l’autre, elles doivent s’éclairer mutuellement.

La puissance du monde n’est pas extérieure, elle est à l’intérieur de chaque être humain, encore faut-il la définir et la chercher. Toute chose qui porte un nom est une chose connue au travers des lettres qui le composent, et le travail de l’Homme ne doit jamais s’interdire une interrogation sur le sens des mots. Oui à la lecture, à la récitation, à la prière, à la méditation, à l’introspection, mais oui aussi à la raison, au doute, à l’étude, à la contradiction, à l’esprit humain, soit à la fois croire et comprendre. Je veux bien croire ce qu’un savant ou sage me dit si je cherche aussi à le comprendre, et donc à le contredire, car l’esprit, qu’il soit divin, minéral, végétal, animal ou humain, est un et indivisible. Tout est faux et vrai à la fois. Ce qu’il dit sera vrai si je contribue à en faire une synthèse avec toutes les paroles de tous les êtres humains, d’hier et d’aujourd’hui. Tout est relié et l’Homme a en puissance la capacité de tout comprendre, de tout maîtriser, de tout réunir, par sa sagesse et sa connaissance, lui-même comme l’Univers, y compris la pensée soi-disant divine qui les génère.

Le Sage comme le savant ne doit-il pas accompagner sereinement son prochain, l’aider à ouvrir progressivement les portes de son mental, faire preuve de pédagogie, et pas seulement lui asséner des vérités, car aujourd’hui personne ne les croira s’il ne les comprend pas ? Si le sage les croit, c’est parce qu’il les comprend et vice-versa. A lui donc d’enseigner en dialoguant, à partir de la situation, des défauts, souffrances, questions, handicaps, failles, traumatismes de chacun, en l’accompagnant au jour le jour pour qu’il les transforme en connaissance et sagesse, inversant sa faiblesse en une force fondamentale toute puissante. Il est facile d’être sage en lisant, méditant, écrivant ou dialoguant avec ses amis, mais on le devient vraiment qu’en réussissant à s’entendre avec les plus ignorants, nos ennemis supposés qui pensent, parlent et agissent à l’opposé de nous. Dire à l’incroyant ou à l’ignorant qu’il se trompe n’est pas une preuve de sagesse, l’accompagner par le dialogue pour trouver avec lui une vérité commune, n’est-ce pas une façon plus intelligente de procéder ? La Vérité n’existe ou n’apparaît chez un individu que s’il l’a expérimentée et méditée au contact des autres. Un livre n’est utile que s’il est vivant.

Je crois, certainement naïvement, que chaque être humain, mort, vivant ou à naître, représente une part irremplaçable et précieuse de la bonté et de la Vérité. Mon petit manuscrit, dont l’écho est plus qu’hypothétique à ce stade, a pour humble but de le révéler, une fois de plus mais certainement pas mieux que d’autres avant moi. Au lieu de nous séparer, la vérité des uns et des autres, la mienne comme la vôtre, ami lecteur, devrait nous enrichir mutuellement. En tous cas, ce blog m’incite à toujours plus d’humilité, que je vais cultiver en lisant vos commentaires que j’espère nombreux