LE CHANGEMENT C’EST MAINTENANT
Publié leBien sûr, le pauvre, le malheureux, le déclassé, le délaissé, le défavorisé, l’oublié, l’incompris, l’exclu, l’isolé, l’excentré, l’ignoré, le silencieux, l’inaudible, le laissé-pour-compte, le perdant, le vaincu, la victime, l’abattu, l’humilié, le condamné, le désespéré, le découragé, l’abandonné, le marginalisé, le vulnérable, le fragilisé, le blessé, l’handicapé, l’anéanti, le désillusionné ou l’exploité ne voit pas spontanément de solution ou d’amélioration dans une réflexion philosophique ni dans la spiritualité.

Il souffre ou se voit souffrir. Il s’isole. Il se retire. Il ressasse le film de sa vie passée. Il est en colère. Il cherche des mots pour s’exprimer. Il pleure. Il crie. Il exulte. Il vocifère. Il se culpabilise. Il cherche un pourquoi. Qu’est-ce qu’il a pu faire comme erreur ? D’où viennent ses failles et ses faiblesses ? D’où vient la faute ? Où est la cause ? Qui est responsable ? Il se fait du mal. Il s’en veut. Il se trouve nul ou incapable. Il perd le contrôle. Il devient violent ou irrationnel. Il n’a plus rien à perdre. Il cherche à oublier et peut tomber dans une addiction. Il témoigne. Il explique. Il entre en résistance. Il s’oppose. Il cherche à se regrouper avec d’autres supposés comme lui. Il travaille à une organisation collective pour mobiliser ou augmenter ses quelques forces restantes. Il jette sa dernière énergie dans un mouvement indéfini, dans un réflexe de survie. Il veut se battre ou combattre. Il met sa vie ou sa santé en danger, en jeu et en péril. Il est presque prêt à mourir puisqu’il a déjà perdu les moyens de vivre ou d’exister. Il envisage le sacrifice. Il cherche une réponse, un écho, un signe, un sens, une direction, une voie, une parole, une issue, une réaction, un réconfort, un geste, une mesure, une main tendue, une oreille attentive…
Puisque la dégradation de sa situation aujourd’hui est souvent économique, sa première réaction est de pointer le capitalisme sauvage inhumain, le système économique inégalitaire et certains hommes ou femmes de pouvoir qui les incarnent. Il désigne la société à plusieurs vitesses et l’incompétence des gouvernants et des politiques en général. Il accuse la logique toute puissante du profit, la loi des plus riches, le dogme de la croissance, l’égoïsme ou l’individualisme généralisé, la démocratie transformée en démocrature de la finance, etc…
Et pourtant, la réponse est bien à l’intérieur de chacun d’entre nous avant d’être extérieure. La question n’est pas d’avoir raison. Celui qui souffre a de toute façon toujours raison ou une bonne raison ! Le sujet n’est pas de juger ou se juger ni exprimer une vérité, même lorsqu’elle crève les yeux. Chacun possède sa propre vérité. Le financier, le riche, le possédant, le dominant, le vainqueur, le privilégié, le nanti, l’exploiteur, l’égoïste, le dictateur, le supérieur, le patron, le chef, le plus fort, le gagnant, le talentueux, le décideur, l’oppresseur, le gouvernant, l’élu, l’homme de pouvoir, le tout puissant, le premier, la star, le vénérable, le grand, le célèbre, l’aristocrate, l’oligarque, le grandiloquent, n’a pas forcément tort et n’est pas toujours coupable ou responsable. Contrairement aux apparences, sa vie n’a pas forcément plus de sens ni d’intérêt. Ce qui semble être un bien-être, une aisance, une réussite, une réalisation, un accomplissement, une avancée, un aboutissement, une satisfaction, une fierté, un honneur, une gloire, une chance, le sont-ils vraiment ? Pour l’Humanité et le Monde, peut-on voir un véritable progrès, une amélioration globale, une plus grande maîtrise de l’énergie et de la pensée ? Loin s’en faut et c’est même à leur disparition que nous assistons, pauvres et riches ensemble.

Le raisonnement binaire, qui est l’alpha et l’oméga de notre société et science contemporaines ne mène nulle part. Le pauvre n’a pas plus raison ou tort que le riche. Ce qu’ils partagent en commun, et c’est bien là l’essentiel, c’est une profonde ignorance, un même aveuglement, une impuissance commune. Ce que chacun voit et expérimente avec ses yeux, son corps et ses émotions n’est pas la vérité. Tout part de cette incompréhension fondamentale. La lumière physique ou matérielle, avec laquelle nous regardons les choses et les êtres, nous trompe et nous empêche de voir qu’elle naît d’une lumière mentale ou spirituelle présente à l’intérieur même de ces choses et de ces êtres. Contrairement à ce que l’on voit, rien n’est blanc ou noir, ni coloré ou transparent, ni vrai ou faux. La vraie force, la cause et la conséquence de tout phénomène comme de toute interaction, est la Force Primordiale, soit l’effet photoélectrique inversant une lumière mentale en lumière physique puis réciproquement.
Les mots que l’Humanité utilise pour penser, parler, se comporter, agir ou réagir, se résument à un Alphabet de Base de 22 lettres portant chacune une signification fondamentale concentrant tout le savoir. Elles sont toutes issues d’un minuscule point, concentrant l’intégralité de l’énergie, qui n’est que le point d’inversion entre la lumière mentale et la lumière physique. Ce point, c’est tout ! La première particule physique apparue (le neutrino), créant le Cosmos, naît par inversion, soit par effet photoélectrique, de son antiparticule 100% mentale (l’antineutrino). C’est le point d’inversion primordial entre la pensée intégrale, pure et abstraite et la réalité diversifiée, concrète, protéiforme et évolutive. Ce point est appelé « trou noir » par les physiciens ou « saint esprit » par les religieux. Les innombrables combinaisons possibles entre ces 22 lettres, qui constituent les sons de base de l’Univers et de la Vie, donnent naissance à des milliers de langues et des milliards de mots créant ou recréant la Connaissance. Notre même raison d’être ou but est bien de retrouver cet esprit total du commencement qui est aussi notre destination. Ce trou noir est omniprésent, dans chaque galaxie et partout dans le Cosmos depuis 13,7 milliards d’années, comme dans la plus petite cellule ou particule. Il est en chacun d’entre nous lorsque l’une de nos idées portée par notre volonté, qui sont purement spirituelles à la base, s’inverse en une parole ou un geste, au travers du larynx ou de la main, qui ne sont rien d’autres que des trous noirs ou points d’inversion générant la réalité. La science qui étudie cette inversion se nomme « Esotérie », qui se veut une convergence de toutes les sciences, religions, philosophies et initiations, et au-delà de toutes les paroles et écrits de tous nos congénères, depuis le premier apparu dans la nuit des temps.
La réponse à toute question et à toute souffrance est donc en premier lieu à l’intérieur de nous-mêmes, par le premier moyen à notre disposition qu’est la méditation, toute simple, et à la portée de tout le monde, à tout moment. Elle le point de contact avec ce trou noir originel et tout puissant, permettant de résoudre les paradoxes et incompréhensions les plus incroyables. L’explication et le soulagement apparaissent à la fois instantanément et progressivement, car en toute chose la réponse est à la fois à court, moyen et long terme. Parallèlement, la lecture et la relecture patiente des textes sacrés, philosophiques, scientifiques et initiatiques, tous azimuts, aussi souvent que possible, est indispensable. Il est essentiel enfin d’initier le dialogue généralisé et permanent, autant que faire se peut, avec ses proches, ses voisins, son entourage mais aussi avec des pauvres, des gens très différents, des migrants, des étrangers, des inconnus, des ennemis présumés, et surtout tous ceux qui ne pensent absolument pas comme nous. Chacun peut et doit trouver quelques heures chaque jour pour cela, s’il veut résoudre ses problèmes quels qu’ils soient. Le maniement conjoint et constant de ces trois activités (méditation, lecture et dialogue), dans le sens et au rythme qu’on veut, constitue ce qu’on appelle la spiritualité, c’est-à-dire le travail de l’esprit (spiritus en latin), qui est le fondement de la vie concrète de tous les jours. La spiritualité n’empêche pas le combat légitime, bien au contraire ; elle lui donne toute la force et l’intelligence nécessaires à sa réussite. Elle permet de trouver les idées, les mots, les attitudes et les actions les plus justes pour définir et atteindre le but.
Transformer la réalité, c’est d’abord développer sa propre spiritualité pour retrouver une pensée plus humaine, qui crée une vision, et donc une réalité, plus justes. Je souhaite modestement, au travers de l’institut INRI, y contribuer avec le plus grand nombre.